Écologie et solidarité humaine

Médéa Toubia | 23/02/2017

Environment

Recyclage

Ce n'est un secret pour personne. Les sacs en plastique polluent notre environnement et le dégradent. Que faire? «Jellyfish est la solution» annonce fièrement Leila Zahed, fondatrice de ce mouvement écologique
et solidaire. Explications.

Souvenez-vous. Le nom de Leila Zahed est associé à plusieurs projets qu'elle a initiés pour la sauvegarde de l'environnement. Il y a eu « Ana Ma Bkebb » (moi je ne jette pas), une campagne de protestation contre la prolifération des déchets déversés dans la nature. Il y a eu également un concours de dessin sur des bennes à ordures, proposé à plus de 25 écoles, afin de sensibiliser les jeunes à leur environnement et les encourager à le respecter. Et aussi, la fabrication d'une énorme cascade sculptée avec des bouteilles en plastique, exposée au centre-ville de Beyrouth, pour dénoncer la pollution dans notre pays. Aujourd'hui il y a Jellyfish, une action en faveur de l'environnement qui repose sur l'entraide humaine et sociale.

Du sac banal à la pochette colorée
Parce qu'ils sont légers et résistants, les sacs en plastique se trouvent dans tous les commerces. Utilisés quelques minutes, ils sont ensuite abandonnés, et s'envolent au gré du vent, partout dans la nature où ils mettront 100 à 400 ans pour se dégrader. Militante écologiste, Leila en ramasse des centaines sur la plage ou dans la mer. « Par ce geste, je pensais sauver la vie des tortues de mer qui prennent ces sacs pour les méduses, dont elles sont friandes. Elles les avalent et s'étouffent ». Un jour qu'elle est en train de plier soigneusement ces sacs, l'idée lui vient de les découper en lanières fines et d'en confectionner des pelotes de fil à tisser au crochet ou à tricoter. Elle s'amuse alors à fabriquer une pochette qui plaît beaucoup à son entourage.

Écologie et solidarité humaine
Très vite, Leila réalise que cette activité, dont la matière première est accessible et gratuite, constitue un bon filon pour occuper des femmes désœuvrées ou dans le besoin. Elle sollicite les réfugiées syriennes à qui le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) fournit une aide humanitaire. Mises à contribution, une dizaine de femmes se mettent à confectionner des articles variés et colorés ; sous-verres, cabas et figurines décoratives pour Noël, sous le nom de Jellyfish (méduse en anglais) en hommage aux premières motivations de Leila Zahed. À Souk el-Tayeb où elles exposent pour la première fois, le succès est immédiat. Le public leur passe même de nouvelles commandes. « La démarche de Jellyfish a une double portée. Écologique par le ramassage des sacs en plastique qui polluent la nature, et humanitaire par la valorisation et l'aide à un groupe de femmes qui ne bénéficient d'aucune stabilité d'emploi, de logement et de revenus ».

Envie de contribuer à cet effort ? Visitez le site de Jellyfish sur Facebook.

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