J’irai au bout de mes rêves

Stéphanie Jabre | 24/03/2017

Actu Ados

Dossier

Deux grands rêveurs, Anthony Touma et Silvio Chiha, ont rencontré les jeunes de 4e du collège de la Sainte Famille Française à Jounieh, dans le cadre de la journée des rêves à l'école.

Rêver. Cela n'a pas d'âge, ni d'espace ni de temps. Mais prendre le temps de rêver sur les bancs d'une classe est encore plus passionnant. Initier les élèves à poursuivre un rêve et les encourager à aller jusqu'au bout de ce rêve leur ouvre de nouveaux horizons. Partant de ce projet de la classe de 4e d'imaginer demain, la journée officielle des rêves au collège a été créée.
Pour inspirer nos ados, deux personnalités libanaises très populaires auprès des jeunes ont été choisies, car elles ont osé rêver et ont décroché leurs rêves, portant leur identité libanaise et leurs talents au-delà des frontières. Silvio Chiha et Anthony Touma ont répondu à l'invitation.
Des séances spéciales se sont mises en place dans les classes: chansons, reportages, préparation de l'interview des deux stars, expressions de rêves personnels... Le regard des jeunes en disait long sur leur envie de croire en la beauté de leurs rêves.

Une journée de rêve
Même la cloche rêvait ce matin-là à l'école, et reprenait à chaque sonnerie le refrain de Goldman, J'irai au bout de mes rêves, entraînant une euphorie générale, et une envie d'aller en cours pour tous. Vêtus de leurs t-shirts spécialement conçus pour l'événement, les élèves de 4e et leurs professeurs étaient prêts à accueillir leurs idoles. Et comme rêver est contagieux, tour à tour, de nombreuses classes sont passées au Mur des rêves pour y graver leurs rêves avec l'espoir qu'ils prendront vie. Chaleureusement applaudis à leur arrivée, les invités ont captivé l'audience par leurs témoignages. Entre chansons incitant au rêve interprétées par les élèves, celles d'Anthony Touma, et les vidéos de Slivio Chiha, les jeunes stars ont répondu aux questions pertinentes des apprentis journalistes. Finalement, Silvio Chiha et Anthony Touma ont revêtu le t-shirt de l'événement, pour une séance photos et des dédicaces. Avant de partir, ils n'ont pas manqué de formuler eux aussi leurs rêves sur le Mur des rêves, donnant l'envie à chacun de rêver encore plus loin.

SILVIO CHIHA:
«Croyez en vos rêves, vous lez réaliserez»
«Depuis tout jeune, ma passion est le sport. Je rêvais de représenter le Liban dans tous les pays du monde et de remporter des compétitions. C'est une très belle sensation de voir le drapeau du Liban s'élever sur les premières marches du podium. On me demandait toujours pourquoi je ne vis pas de ma passion à l'étranger. Mais ce qu'on ne sait pas, c'est que mon rêve a grandi et qu'il ne se limite plus au sport. Mon rêve aujourd'hui, c'est le Liban. Les vidéos que je réalise ont un objectif : mobiliser les jeunes pour qu'ils promeuvent les trésors de notre pays, un Liban unique et riche, et non celui qu'on nous montre tous les soirs à la télé. Mon rêve est de contribuer au développement du Liban, et j'y travaille d'arrache-pied. Soyez fiers de votre identité. Faites vos études au Liban, nous avons les meilleures universités. Travaillez au Liban. Si vous partez, qui va rester?»
«Si mes parents m'ont beaucoup soutenu dans mes rêves de sportif, ils étaient par contre réticents vis-à-vis de ma candidature aux élections municipales de Jounieh, mes amis aussi. Mon père était convaincu que je ne réussirai pas. Malgré tout, j'ai foncé et j'ai été élu premier de la liste électorale. Si je les avais écoutés, je n'aurais jamais poursuivi mon rêve. Il ne faut jamais écouter ceux qui vous disent que vous n'arriverez pas à réussir. Croyez en vous et en vos rêves, vous les réaliserez. C'est en tombant qu'on apprend. Il faut travailler jour et nuit pour réaliser ses rêves. Mon cœur bat pour Jounieh où j'ai grandi. Et l'un des nombreux projets que je vais mener pour cette ville, c'est l'organisation du marathon. Et face au monde corrompu de la politique, je ne vais pas rester les bras croisés. J'espère vous représenter prochainement au Parlement libanais.»

ANTHONY TOUMA:
«Battez-vous pour vos rêves!»
«Qu'est-ce qu'il faut pour réaliser un rêve? Y croire de tout cœur et persévérer. Le plus important est de comprendre que réaliser un rêve peut être épuisant, et demande détermination et passion. À 7 ans, je savais déjà que je voulais devenir chanteur, et depuis je ne lâche plus mon rêve. Pour être honnête, souvent j'ai pensé baisser les bras, des idées me décourageaient. Mais lorsque je réalisais combien de gens croient en moi, j'oubliais mes doutes et me rappelais que mon rêve en valait la peine. Les erreurs que l'on fait nous apprennent beaucoup et nous mènent jusqu'au bout de nos rêves. Ce qui nous démarque des autres, ce sont les efforts fournis pour un projet, c'est notre passion et notre dévouement. Travaillez sur vous-mêmes chaque jour, soyez perfectionnistes.»
«Il n'y pas de rêve perdu, sauf si on n'y travaille pas assez ou qu'on le laisse tomber. Je suis réaliste: l'argent peut être un obstacle mais les obstacles sont faits pour être franchis. Le chemin pourra être plus difficile, mais pas impossible. Je crois que tout arrive pour une raison et que nous créons nos propres chances. Quand on est positif, on attire le positif et le rêve se réalise. À l'avenir, je voudrais dire que j'ai suivi mon propre style musical, que j'ai fait tout ce que j'ai pu pour réaliser mon rêve.»
«Il faut surtout être honnête avec soi-même, être convaincu et heureux de ce qu'on fait: ne devenez pas médecins ou avocats parce que vos parents le veulent. Saisissez toutes les opportunités et toutes les chances qui se présentent, et soyez bons avec les autres.»
«Je serai toujours chanteur, mais je voudrais être un chanteur international du Liban vers le monde, et non l'inverse. Jouer dans un film au cinéma est une nouvelle expérience que j'ai eu envie d'essayer et j'ai tout donné pour réussir. Mais ce dont je rêve surtout c'est d'influencer les gens de manière positive, comme je le fais avec vous aujourd'hui, de raconter mon histoire et de les pousser à croire en eux et à aller de l'avant.»

Au Mur des rêves
• Je rêve d'être une humanitaire populaire (Mary-Joe Zouein).
• Je rêve de devenir président de la République d'un pays qui ne connaît pas la joie (Johnny Karam).
• Je rêve de devenir botaniste, d'être heureuse et de rendre les autres heureux (Anna-Maria Nacouzi).
• Je rêve de pouvoir contribuer au progrès scientifique dans le domaine des appareils électroniques (Anthony Farah).
• Je rêve de découvrir le monde (Jeffrey Abboud).
• Je rêve de devenir footballeur dans l'équipe du Real Madrid (Christopher Bouery).
• Je rêve de bonheur, de voir un sourire sur chaque visage et d'être aimée pour ce que je suis (Mirelle Abi Farah).
• Un jour, je serai programmateur et homme d'affaires (Jean-Paul Khodeir).
• Un jour, je serai soldat dans l'armée et ensuite général, pourquoi pas ? (Maroun Rouhana).
• Je rêve de devenir psychologue, parce que j'aime aider les autres (Valéria Chlela).
• Un jour, je serai vétérinaire pour aider les animaux dans les rues (Tracy Chahwane).
• Je rêve de pouvoir changer le monde, ne serait-ce que pour une seconde (Myrélie Manih).

Les plus lus