2010/10 Choukri Bechir : photo et bénévolat

20/12/2010

Liban Société & Culture

Pour Choucri, du beau, du bénévolat …

De Beyrouth à Montréal en passant par l’Ethiopie, portrait d’un jeune photographe qui ne garde ni son cœur, ni l’inspiration dans sa poche.

Choucri Bechir a dix-neuf  ans et déjà l’étoffe d’un grand humanitaire qui n’hésite  pas une seconde avant de se rendre en Ethiopie faire du bénévolat  dans l’Association de mère Theresa. Avec un ami, il y passe « les plus beaux jours de ma vie », raconte ce brillant étudiant en génie à Mc Gil (avec une préférence pour les maths et la chimie). Et quand il n’est pas en train de travailler ses cours, avec le plus grand sérieux, on peut le croiser sac au dos,  musardant dans les rues pour capter d’un simple déclic une image d’une si grande sensibilité qu’elle ne peut que nous faire aimer la réalité .

La photo

Fraîchement arrivé à Montréal, Choucri prend ses premières photos pour saisir des moments à fixer dans la mémoire du temps. Entre deux cours, il fréquente des photographes, pose des questions, s’inscrit à un club de photos, organise des sorties sur le thème et fait des recherches sur internet. Un apprentissage qui va lui révéler les moindres secrets de cet art. C’est grâce à la photo qu’il gagne son argent de poche : ce juillet au Liban, pendant les vacances, il expose à Faraya  35 photos vendues en un temps record. Il inscrit sur son carnet de commande le double du nombre qu’il livrera avant son départ pour Montréal

L’Ethiopie

Choucri  a réussi a prendre des photos superbes malgré un travail ininterrompu qui consistait a s’occuper – avec quatre autres volontaires – des vieillards malades ou semi-paralysés, à qui il devait administrer des massages, changer les pansements , apprendre à lire, à écrire ou à compter . La fin de la journée était consacrée aux enfants. Des enfants souriants portant des habits aux couleurs neuves, rapportés de Beyrouth. Heureux, car ils trouvaient toujours dans les poches un bonbon au goût de miel, qui leur faisait oublier les heures passées sur les trottoirs, avec pour seul jouet les rayons de soleil qu’ils essayaient d’effacer avec leurs pieds nus.

Frida debbane

 

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