L’école pour les plus démunis

Maria PASCALIDES | 29/08/2014

Actu écoles

Zeina el-Khalil (à droite), présidente de l'ONG Teach a child, avec des élèves au Akkar qui s'apprêtent à rentrer en classe.

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Permettre à tous les enfants au Liban d'aller à l'école pour qu'ils puissent plus tard, travailler et subvenir à leurs besoins, tel est l'objectif de Teach a child. Zeina el-Khalil, présidente de l'ONG, explique.

Grâce à Teach a child, 800 enfants issus de familles très pauvres prendront cette année le chemin de l'école. Ils n'étaient que 100 en 2011, date à laquelle l'ONG a été fondée. Ils seront 1000 en 2016.
Scolariser tout enfant pauvre
Teach a child prend en charge filles et garçons âgés de 3 à 15 ans de toutes les régions du Liban. « Nous soutenons les bons et les mauvais élèves tout au long de leur cursus scolaire. Nous ne leur demandons rien en retour. Nous croyons fermement qu'en instruisant un enfant, nous l'arrachons à la rue où souvent il traîne et nous lui donnons la chance de pouvoir plus tard trouver un travail et devenir auto- suffisant.»
Pour répertorier les familles démunies, nous nous adressons aux directeurs des écoles qui nous donnent le nom des élèves qui ont décroché car leurs parents ne peuvent plus payer l'école et au ministère des Affaires sociales qui a un programme pour subvenir aux besoins des familles très pauvres. »
Teach a child paye les frais d'enregistrement dans les écoles publiques et la cotisation due par les parents. Elle offre les fournitures scolaires, les livres, les vêtements et assure le transport. La scolarisation de chaque élève revient en moyenne à 400$ par an.
« De généreux donateurs nous soutiennent financièrement. Nous recevons des aides matérielles (fournitures) et le soutien des médias. Nous menons des campagnes dans les écoles et les universités privées pour sensibiliser les jeunes aux problèmes de l'analphabétisme au Liban. Ils réagissent positivement et organisent des collectes pour aider l'association. »
Faire appliquer la loi
L'ONG est née pour que les enfants qui traînent dans la rue intègrent l'école. Si la loi, votée en 2011, stipule que l'enseignement au Liban doit être gratuit et obligatoire, aucun arrêté ministériel n'a été élaboré pour fixer les détails d'exécution de la loi. Les parents ne sont donc pas poursuivis s'ils n'envoient pas leurs enfants à l'école. « Nous travaillons avec les députés et les ministres concernés pour faire appliquer la loi. »
Quant aux projets à venir, Zeina affirme modestement qu'elle voudrait tout d'abord réaliser l'objectif que s'est fixé l'ONG, soit 1000 enfants scolarisés en 2015-2016 et mettre sur pied un programme d'aide scolaire aux enfants qui ont des difficultés.


Pour tout renseignement: 01 747 266 ou www.teach-a-child.org.

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