Pour que je vive

28/11/2014

Courrier

Quand je perdis le gout de vivre,

Et quand j'errais dans le néant l'air ivre

Je me suis embarquée,

Quelque part sur Terre pour voir le jour

Je marchais à la lueur de l'inconnu

À contrecœur, à bras le corps

J'allais où m'emmenait mon sort

Puis étrangement je voyais mon entourage s'éclaircir

J'aspirais, moi qui n'attendais que le pire

Le temps se précisait

J'étais à quelques pas du paradis

Et les mots ne peuvent point décrire ce que je sentis

Je chantais comme des cigales

Je volais comme un oiseau

Je m'attachais à mes racines comme les arbres

Je me développais comme ces vastes champs de blé

J'étais libre comme les nuages se répandent haut dans le ciel

Et tout le monde autour de moi souriait

Ce n'était que du bonheur partagé

J'optimisais mes rêves, je redoublais mes forces

Car j'ai laissé tomber tout ce qui n'est rien et écorce

J'enchaîne mon avenir au naturel,

Pour enfin vivre

Céline Skaf

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